« Les contes du  shtetl sur Seine »

jean claude lonka
 Le 14 avril 2015

Bonjour toutes et tous et dans toutes-tous sont inclus les « vouss-vouss », les « vos-vo »s, les « et nous-et nous » les rattachés, les pièces rapportées, et autres particularités qu’elles en aient ou pas.

Je ne sais plus qui remercie ceux qui s’expriment de façon admirable, mais moi je remercie simplement toux ceux qui s’expriment.
Vous voulez-savoir pourquoi et bien je vais vous le dire.
Dans tous les livres de souvenirs laissés par nos parents il y a des témoignages de tout genre. Samy a passé un temps ou à traduire celui sur Kaluszyn et en Angleterre Ben Forman a fait de même en anglais.
Alors, il y ceux qui racontent avec leur cœur, avec leurs tripes avec leurs vocabulaires d’ouvriers spécialisés ou non.
Souvent la date de ce qui est raconté est indéfinissable et ce qui est écrit ne suit pas d’ordre précis, c’est du « gratchké » et du bouillon lockshen avec des knaeïdelekh plus ou moins épicés.
Celui qui a écrit aurait eu un zéro pointé pour sa manière de raconter mais voilà, à travers les mots, les phrases, il y a une émotion si forte et un tel amour pour son shtet’l, les amis, la famille, l’ambiance d’autrefois que je me laisse embarquer dans la littérature qu’un proustien jugerait lamentable (j’ai pris Proust mais vous pouvez-le remplacer par un le nom d’un autre écrivain juif et homo qui aurait trop aimé sa maman).
Alors oui merci à celles et ceux qui se laissent aller sur ce site parce que j’apprends de chacun de vous, vouss-vouss ou non.
Dans les livres du souvenir il y a un vocabulaire si riche que parfois s’en est un casse-tête.
Tel le métier particulier qui n’existait que dans le village.
Si je prends le métier de repasseur y a celui qui est synonyme de rémouleur et spécialiste des couteaux et ciseaux et qui désigne aussi l’homme qui utilise le fer àrepasser.
Dans les livres du souvenir il y a des mots moitié polonais-hébreu-yiddish et Samy a été à la chasse aux renseignements.
Il y a aussi ceux qui inventent un mot et là il fallait comprendre le sens du texte pour trouver le terme en français.
Si je prends mon cas qui est d’être atteint de dysorthographie il est à supposer que ceux qui écrivaient leurs souvenirs en yiddish un grand nombre si ce n’est 80% des auteurs n’avaient fait aucune étude et écrivaient leur yiddish comme il le parlait, avec mon père on disait  » la méthode a Schmil » et ça c’est moi qui l’avait trouvé et j’ai expliqué à mon père ce qu’était la méthode ASSIMIL
Et il a rigolé en disant : comment 6000 fr pour apprendre à parler?
Ecrivez et ne vous souciez pas de la synthaxe, de l’orthographe ça n’est pas graf.